Fontenay-aux-Roses à vélo : Pierre témoigne


Par Stein van Oosteren

Le relief de Fontenay-aux-Roses (92) ne fait pas peur à Pierre Plamont (60). Il s'y déplace à vélo avec le sourire. « Les gens sont frileux car ça monte et ça descend ici. Mais à vélo il faut juste monter à son rythme. Ca fait du bien, ça entretient la forme physique ».

Pierre sait de quoi il parle : il habite tout en haut de la colline, à côté de l’école des Pervenches. Ce qui ne l’empêche pas de faire ses courses à vélo sur le marché en centre-ville. Sa viande, son poisson, ses légumes, « tant qu’on ne prend pas des pacs de lait ça va. Huit kilos de courses ne sont vraiment pas un problème » assure-t-il. Il ne les pose même pas sur son VTT mais sur son dos, dans un sac à dos.

Pierre Plamont devant le marché de Fontenay-aux-Roses, avec son vélo et sac à dos.


Pierre est automobiliste aussi, mais pour les distances où c’est vraiment nécessaire. Professionnel du bâtiment, il gère plusieurs chantiers dans la journée à Guyancourt (78) et Vincennes (92). « Ca fait beaucoup de kilomètres dans la journée, il me faut une voiture pour ça. Mais dès que je peux je prends le vélo car ça fait du bien, ça déstresse ».

A vélo il se sent à l’aise à Fontenay-aux-Roses « car nous avons la chance d’être une ville limitée à 30 . On roule doucement, on peut donc partager la route ». Sauf sur l’avenue du Général Leclerc, un grand axe qui monte. Il y a quelques marquages pour le vélo, mais ce n’est pas très clair. Le pire c’est la rue Boucicaut : « rien n’est indiqué pour les vélos : aucun panneau, aucun marquage au sol ».

Côté services pour le vélo, il y a des choses à faire selon Pierre. Il plaide pour plus de pompes à air en libre-service. « Avant, je gonflais mes pneus à la pompe à essence BP rue de Fontenay. Mais ils l’ont supprimée, du coup je suis embêté ». Se garer n’est pas facile non plus. « Des arceaux à vélo il y en a à côté du marché, mais ailleurs il en manque. On s’accroche comme on peut. »

Le vélo électrique, il y a pensé. Mais il ne cède pas encore à la tentation « car après, l’entretien physique, c’est fini. ». En revanche son médecin à Fontenay-aux-Roses utilise un vélo électrique pour ses déplacements professionnels. Mais seulement pour éviter d'arriver en transpiration chez ses patients.

Pierre est convaincu qu’on peut habiter à Fontenay-aux-Roses sans avoir une voiture tout en travaillant à Paris. « Car on a de la chance ici : on a le tramway T6 en haut, le RER B en bas et le bus en centre-ville. Et puis la marche et le vélo pour faire le reste ».

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